Citation:
Les États-Unis, aidés de la France, ont vaincu les Britanniques. Le traité de Paris est signé, et un vote est effectué pour désigner la langue officielle des Etats-Unis.
Il n'y a pas de langue officielle au niveau fédéral aux états-unis.
Voir cet article sur Wikipedia.Mais ton extrait de texte m'intriguait, je n'avais jamais entendu parler de ça. Alors j'ai fait une petite recherche, voici ce que j'ai trouvé, et j'ai plutôt tendance à croire
ce site plutôt que celui où tu as relevé ta citation
Citation:
3.3 La question linguistique
Le premier document juridique, les Articles de la Confédération de 1777, avait été publié en anglais, en français et en allemand, ce qui pouvait signifier une forme de reconnaissance du multilinguisme. De fait, durant un certain temps, il y eut des tensions entre l'anglais, l'allemand, le français et l'espagnol. Les trois dernières langues ont résisté longtemps à l'anglicisation, mais les communautés qui utilisaient ces langues n'ont jamais réclamé pour celles-ci un statut particulier. Il est vrai que, dans les premières années de l'Union, le Congrès américain publia plusieurs documents en français et en allemand dans le but de mieux les diffuser dans certaines régions du pays. En réalité, les États-Unis ont appliqué, depuis le début de leur histoire, une politique linguistique jacobine, c'est-à-dire une politique d’imposition linguistique avec des résultats qui feraient l’envie de nombreux pays. La population américaine était issue de différents pays et parlait de nombreuses langues. Le nouvel État se trouvait ainsi confronté à un problème de plurilinguisme très semblable à celui que connaissent aujourd'hui nombre de pays. Pour les dirigeants américains, il paraissait toutefois évident que l'anglais allait s'imposer sans contrainte constitutionnelle.
Les nouveaux dirigeants américains n'ont jamais cru nécessaire d'inclure dans la Constitution une quelconque disposition sur la langue officielle. D'ailleurs, il n'y eut pas de discussion à ce sujet, car ce n'était pas dans les moeurs de l'époque acquise au libéralisme. Les Américains constataient que la Grande-Bretagne et la France fonctionnaient très bien sans langue officielle proclamée, comme d'ailleurs dans la plupart des pays. Pourtant, il existe bien une certaine «légende» sur la question linguistique aux États-Unis. On raconte que le Congrès devait se prononcer sur le choix entre l'anglais et l'allemand, le 13 janvier 1795; l'anglais aurait été choisi par un seul vote de majorité. Or, aucun historien n'a pu trouver une trace quelconque d'un semblable vote. On croit plutôt qu'aucun vote n'a été pris et qu'aucune décision ne fut nécessaire. Il s'agit là d'une des légendes les mieux connues de l'histoire de l'aménagement linguistique des États-Unis: c'est la légende dite «de Muhlenberg». Les historiens croient plutôt qu'une demande a été faite par un groupe d'Allemands de la Virginie afin d'obtenir que certaines lois soient publiées en allemand comme en anglais. La proposition aurait été rejetée par un vote de majorité, apparemment amenée par un ecclésiastique luthérien germanophone du nom de Frederick Muhlenberg (1750-1801).
On raconte aussi que le très francophile Thomas Jefferson (1801-1809) avait proposé de choisir le français comme langue officielle de l'Union afin de mieux marquer la rupture avec l'ancienne métropole. Encore là, aucun historien n'a pu le confirmer par des textes! Il faut dire que la plupart des discussions sur le sujet ont été tenues secrètes, et nous devons nous rabattre sur les notes informelles de James Madison (président de 1809 à 1817).
Il reste à recouper avec d'autres sources d'informations, mais en attendant je vais croire cette version.